La pollution sonore nuit autant la santé physique que mentale
Selon une étude menée par la fondation Hear The World, du groupe d'aides auditives suisse Phonak, l'exposition à un niveau sonore élevé n'est pas uniquement responsable d'atteintes progressives et irréversibles de l'audition. Elle est également un important facteur de stress, d'agressivité et d'insomnie. C'est en tout cas ce qui ressort de cette étude qui a révélé que 73 % des personnes sondées avaient souffert de ces troubles.
Menée sur un échantillon de 4 405 sujets âgées de 14 à 65 ans, en France, au Royaume-Uni, en Italie en Allemagne, en Suisse et aux Etats-Unis, cette enquête a également mis en évidence que près de 50 % des personnes interrogées s'étaient déjà "senties oppressées" par le bruit par le passé. Le bruit, facteur de perte auditive, a donc également un retentissement émotionnel et psychologique fort sur les individus qui y sont exposés. Certains sons de la vie quotidienne induisent une réponse biologique importante qui affecte significativement le cerveau humain. Les sons excessifs favorisent ainsi la sécrétion continue dans le corps d'hormones du stress comme l'épinéphrine (adrénaline), la noradrénalineet le cortisol. Présentent en trop grande quantité, ces hormones peuvent mener à des pathologies comme l'hypertension, provoquer des maladies cardio-vasculaires ou pire, démultiplier les risques d'infarctus du myocarde. Au top cinq nuisances sonores, l'étude conduite par Hear the World a recensé : -Les personnes qui écoutent de la musique sans écouteurs dans le train, le bus, ou d'autres environnements clos; -Les chantiers de construction et les travaux; - Les personnes qui utilisent leur téléphone cellulaire dans le train, le bus, ou tout autre environnement fermé; - Les animaux (chiens qui aboient, etc); -Le bruit de la rue (voitures, motos, camions, etc).
Plus d'informations sur le site: www.hear-the-world.com