Une labyrinthectomie partielle pourrait permettre le maintien de laudition
Une équipe de chercheurs japonais suggère qu'une labyrinthectomie partielle pourrait permettre le maintien de l’audition dans certains cas, bien que le mécanisme causant la déficience auditive par la labyrinthectomie reste obscur. Les scientifiques ont en effet émis l’hypothèse que la rupture du labyrinthe membranaire de la cochlée génère une fuite électrique et un déséquilibre des électrolytes en présence. Ils ont donc étudié les changements dans la fonction cochléaire qui survenaient dans la phase aigüe de la destruction du labyrinthe vestibulaire chez des cochons d’Inde, en mesurant le potentiel endocochléaire (EP) et la concentration endolymphatique en potassium ([K+]). Les cochons d’Inde ont subi une section transversale du canal latéral semi-circulaire (CLSC) avec aspiration de la périlymphe, ampullectomie ou destruction du CLSC du canal supérieur et de la partie latérale du vestibule. L’EP a montré des variations faibles à moyennes après la section transversale du CLSC ou l’ampullectomie, mais a très fortement et variablement décliné après vestibulotomie. Après cette intervention, l’EP n’a pas été restauré, mais la [K+] partiellement. La perturbation des mécanismes de la fonction cochléaire causée par la destruction du labyrinthe vestibulaire pourrait donc reposer sur une réduction de la concentration en potassium dans l’endolymphe.
Source : Department of Otolaryngology-Head & Neck Surgery, Tohoku University School of Medicine, 1-1 Seiryo-machi, Aoba-ku, Sendai 980-8574, Japan.Ikeda R, Nakaya K, Yamazaki M, et al. Hear Res. 2010 Jan 4.